Tanon
Peinture de Véronique de Saint-Vaulry
Paroles et Musique de Robert Grange
Copyright SACEM N° 1125796
TANON
Tanon, c’est l’âne du pays.
On dit de lui qu’il est si gris,
Qu’il ressemble à ces gros nuages
Qui courent dans le ciel par l’orage. (Bis)
Un jour assis sur la barrière,
Tout près de la grande clairière,
J’ai interpellé l’âne gris
Et lui ai demandé ainsi… (Bis)
Explique- moi, cher Tanon,
Pourquoi et pour quelle raison
Par ton nom on me bafouait
Petit, dans l’école où j’étais. (Bis)
N’aie crainte, et ne sois pas déçu,
Me répliqua-t-il confus.
Si sur toi, on porta mon nom,
Ignorant, l’homme avait raison. (Bis)
Car si tu observes mon allure
Aucune prestance, çà c’est sûr.
Mais par contre, j’ai des oreilles
Que nul n’a comme moi pareilles. (Bis)
De ce fait je peux tout entendre
Et ne peux ainsi me méprendre
Sur ce que racontent les hommes
Par la parole mauvaise ou bonne ; (Bis)
J’ai entendu tant de bêtises
Que ma décision est bien prise.
C’en est fait, je suis bien têtu,
Ma seule et unique vertu. (Bis)
Heureux ainsi, toi que l’on blâme,
Heureux toi qu’on a nommé âne,
Car tes oreilles ont entendu
Et troupeau tu ne suivras plus. (Bis)
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