Belzebuth

Publié le par Robert GRANGE

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Paroles et Musique de Robert Grange     
 Copyright SACEM N° 1125794
 
 
 
BELZEBUTH
 
J’ai troqué toutes mes illusions
Par une lettre de rémission,
Où j’implorais sans restriction
Le diable.
Aussitôt dit, aussitôt fait,
En échange de mille souhaits
Je vendais mon âme sans regret
Au diable.
 
Je suis foutu, je suis damné,
Le paradis m’est bien fermé,
Il m’en a confisqué la clé,
L’infâme,
Mais dans les moments pernicieux,
Je tire le diable par la queue,
Et des résultats, le bon Dieu
Se pâme.
 
Malgré ses vices et ses abus,
Maintes fois je fus confondu
Par son attitude de cornu,
Bonasse…
Ainsi, je le surpris un soir,
Offrant du pain, donnant à boire
A un mendiant sur le trottoir
D’en face.
 
Je fus au comble de ma stupeur
Quand il salua une sœur
Qui lui avait demandé l’heure,
Timide.
Mais je restais bien plus pantois
Quand je le vis tordre le doigt
D’un dénonciateur par surcroît,
Cupide.
 
A un curé, pincé d’abus,
A qui je mis le pied au cul,
A la suite d’une entrevue
Pendable,
Mon démon me tomba dessus,
Me disant qu’il est défendu,
En disciple, de botter le cul
Du diable.
 
 
Dans mes amours il est aux anges,
Il est présent comme un archange,
De Cythère, les douces louanges,
Il chante,
Jurant par le Père éternel
Qu’il peut jusqu’au septième ciel,
Monter mes Vénus immortelles
Latentes.
 
Je le vis même veiller le corps
D’un ami qui faisait le mort,
Et sur sa tombe l’alliance encore
Il brigue
Il m’a dit, "Je ne peux le taire,
Pour qu’ainsi tourne notre Terre,
Il fallait que Dieu soit mon père
Prodigue" .
 
                                                                        Fin
 
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Publié dans CAHIER DE CHANSONS

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