Merci

Je suis un homme qui passe un soir dans votre vie,
Pour vous faire sourire, un peu vous attendrir,
Je voudrais vous laisser un instant de ma vie
Vous chanter mes chagrins, mes joies, mes souvenirs;
                Merci Public...

                                                                                                     Robert Grange
 

Pour écouter mes chansons cliquez sur:
http://robertgrange.free.fr

Qui c'est celui là ?

  • : Robert.GRANGE
  • : Bienvenue dans les mots de Robert GRANGE. En consultant son "cahier de chansons", vous découvrirez quelques textes de ses chansonnettes. Dans "bloc notes et reflexions" coule le moment qui passe... Bon voyage dans l'univers de Robert Grange...
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Madame la mort ,

J’taime pas du tout, tu le sais…

…Mais, tu fais partie de la vie…

S’il te plait madame, quand tu viendras me chercher (le plus tard possible…), avec ta putain de grande faux de merde, 

Alors,

Fais en sorte que ça fonctionne très très vite, si vite que ce soient d‘abord les autres (les témoins vivants) qui s’en aperçoivent les premiers, et éternellement jamais moi.
                                                                     Robert grange

Quand je serai mort, tous ceux qui assisteront à mes funérailles, seront tellement tristes, auront tellement de peine, et pleureront si fort, que d’avance, mon vœu, c’est vraiment d’être excusé pour ne pas y assister.

                                                                                      Robert Grange

Le vendredi 30 mai 2008, j'ai rendez-vous avec vous...
      "Mes chansons" : J'en ai choisi 24 pour vous....
                         Venez nombreux.
                                          A bientôt,


Que ne feraient pas certains pour gagner leur vie…
jusqu’à faire perdre celle des autres.
.
                                                                                       Robert Grange

Si tu racontes ce que tu vois,

Tu te trompes au moins une fois.

Si tu racontes ce qu’un autre a vu,

C’est un mensonge que tu perpétues.

Robert grange

Paroles et Musique de Robert GRANGE

Copyrigth SACEM N° 1199445 – 25-09-1974

 

Point d’orgue

 

C’est devant la psyché

Que l’on voit le maçon,

Quand le temps écoulé

Fissure la maison.

C’est l’instant de la farce

C’est l’heure où le passé

Sur nos visages trace

Des toiles d’araignée.

 

Il y a deux façons

Pour amortir le coup.

La première pas con,

C’est d’en rire un bon coup.

La deuxième par contre,

Beaucoup plus répandue,

C’est de régler sa montre

Sur l’heure des vertus.

 

Pour en rire un bon coup,

Noble sagesse oblige

D’être un petit peu fou,

Mais ça nous désoblige ;

Car il faut se taper

L’cul sur la conviction

Crétine panacée

De toute inquisition.

Mais sacré nom de bois,

Comble de déception,

C’est partir d’ici bas

Un peu comme un poisson

Qui vécut sur la plage,

Par dépit du passé

Le reste de son âge,

Jalousant l’eau salée.

 

A ruminer sans cesse

Des regrets plus qu’amers,

On attire la vieillesse

Plus tôt que d’ordinaire.

On emmerde et on tue,

A coups de souvenirs.

On se pleure dessus,

On s’écoute dormir.

 

Mais savoir vieillir

N’est pas à la portée

De tous ceux qui soupirent

Tournés vers le passé ;

De ceux qui s’évertuent

A comparer leur peine

Avec Monsieur Glandu

Qui s’est j’té dans la Seine.

 

Les voilà schizophrènes,

Les voilà qui brandissent,

Emportés par leur peine,

L’étendard de jadis.

Oh, comble est la mesure

S’ils prônent l’ancien temps

Vomissant le futur

En plaignant leurs enfants.

 

Souvenir à dormir

Dans les bras d’un cafard,

De quoi faire devenir

Un cheval oreillard.

A moi, vieux de la vieille,

Vous qui savez conter

De savoureuses anciennes,

Pendables et bien salées.

 

Il m’apparaît tabou

Que les gens dits rangés,

Qui croient les autres fous,

Sont seuls à palabrer

Sur leur inexistence,

Prouvant avec ferveur,

Leur docile existence

A faire dormir un mort.

 

J’insiste cependant,

Ne pas apparenter

Ces braves et bonnes gens

Pleines de volonté,

Que le sort imbécile

Se plaît à déchirer ;

Mais ceux-là semble-t-il,

N’aiment pas en parler.

 

Quand je creuse ma tombe,

A chaque pelletée,

Pour sourire de mon ombre

Quand je rendrai les clés ;

Je prie Dieu et le Diable,

D’être un peu chaque jour

Moins con, et plus capable

De blanchir sans discours.

 

                               Ane-copie-1.jpg                                                         
 Peinture de Véronique de Saint-Vaulry



Paroles et Musique de Robert Grange     
 Copyright SACEM N° 1125796
 
TANON
 
Tanon, c’est l’âne du pays.
On dit de lui qu’il est si gris,
Qu’il ressemble à ces gros nuages
Qui courent dans le ciel par l’orage. (Bis)
 
Un jour assis sur la barrière,
Tout près de la grande clairière,
J’ai interpellé l’âne gris
Et lui ai demandé ainsi… (Bis)
 
Explique- moi, cher Tanon,
Pourquoi et pour quelle raison
Par ton nom on me bafouait
Petit, dans l’école où j’étais. (Bis)
 
N’aie crainte, et ne sois pas déçu,
Me répliqua-t-il confus.
Si sur toi, on porta mon nom,
Ignorant, l’homme avait raison. (Bis)
 
Car si tu observes mon allure
Aucune prestance, çà c’est sûr.
Mais par contre, j’ai des oreilles
Que nul n’a comme moi pareilles. (Bis)
 
De ce fait je peux tout entendre
Et ne peux ainsi me méprendre
Sur ce que racontent les hommes
Par la parole mauvaise ou bonne ; (Bis)
 
J’ai entendu tant de bêtises
Que ma décision est bien prise.
C’en est fait, je suis bien têtu,
Ma seule et unique vertu. (Bis)
 
Heureux ainsi, toi que l’on blâme,
Heureux toi qu’on a nommé âne,
Car tes oreilles ont entendu
Et troupeau tu ne suivras plus. (Bis)
 Comp-re-hibou.jpg
Paroles et Musique de Robert Grange     
 Copyright SACEM N° 1251427
 
COMPERE HIBOU
 
Compère hibou ce malappris
Mon complice animal
Mon Démocrite, mon vieil ami
Mon éveil mental
Mon faiseur de réalités
Mon sabreur de tabou bou, bou, bou, bou !
Mon enchanteur à déchanter
Mon anti marabout.
                    Hou, hou, hou, hou !
                    Pas sophiste mon maître.
                    Hou, hou, hou, hou !
                    J’aime bien mon hibou.
 
Nom de pas Dieu m’hulule t’il
Sur un ton de colère
De chanter ne te suffit-il
Pas, pour encore complaire
Par des propos à ta façon
Ces meutes assoiffées fé, fé, fé, fé !
Fanatiques en adoration
A point pour tout clamer.
                    Hou, hou, hou, hou !
                    Pas charognard mon maître.
                    Hou, hou, hou, hou !
                    J’aime bien mon hibou.
Fais pas l’malin tu n’es qu’un gueux
Que le diable t’emporte
Dans l’au delà sera de ceux
Que Dieu met à la porte
Pas de faux actes à contrition
Pas de genoux au sol, ré, do, si, la !
Excepté pour les dévotions
Interdites aux prélats.
                    Hou, hou, hou, hou !
                    Quel incongru mon maître.
                    Hou, hou, hou, hou !
                    J’aime bien mon hibou.
 
Je m’occuperai de ton âme
Jusqu’à c’que mort s’en suive
Après quoi je te le proclame
Peut m’importe ta vie
Je serai toujours près de toi
Pour te faire rigoler, lé, lé, lé, lé !
Sur les bas esprits sûrs de soi
Empêcheur d’vivoter.
                    Hou, hou, hou, hou !
                    Quelle santé mon maître.
                    Hou, hou, hou, hou !
                    J’aime bien mon hibou.
Paroles et Musique de Robert Grange     
 Copyright SACEM N° 1179664
 
MES AMIS SUPRÊMES
 
Il y a les intrus, il y a les connaissances,
Il y a les sangsues, les videurs de tonneaux ;
Les soi-disant amis, les copains en instance
Qui partent en vacances quand on a besoin d’eau
Ou enterrent un vivant étonnamment presto.
 
Si j’étais amputé de deux doigts d’une main,
Je pourrais bien encore compter mes vrais amis.
Authentiques et vivants, ils sont là dans mon sein,
Ils partagent le pain sans palabres ni merci,
Sans disposer de moi, sans altérer ma vie.
 
Pas de « tu me dois ci », pas de « tu m’as fait là »,
Pas d’intrusion malsaine dans mon intimité ;
Pas de « fais donc ceci » ou « pourquoi tu fais ça »,
Pas de mesquineries, pas de fausse bonté,
Pas de prêchi-prêcha qui ruinent ma santé.
 
Amour et liberté n’ont pas cours à la table,
Nobles notions abstraites, préjugés de bourgeois ;
Respect profond en somme du mendiant et du diable
Que tout principe cérébral laisse pantois.
Place d’abord au cœur, sur le reste on s’assoit.
 
 
Ici rien ne se prête, au contraire tout se donne
Sans attendre en retour quelques compensations.
Entre nous, quel affront de rendre ce qu’on nous donne,
C’est bien pire qu’une injure, c’est d’la diffamation
Et c’est bien pire encore, c’est de la séduction.
 
Quand l’un me tend la main, très réservé et preste
Si je suis assailli par tous mes créanciers,
Et que moi, fou d’orgueil, je refuse le geste,
C’est un chapelet d’injures que j’entends défiler
Qui remet derechef en place ma fierté.
 
Visant de temps à autre des idées divergentes,
Agressif de nature, je contre les remous,
Pour aboutir enfin à l’idée convergente,
Bravo pour les idées, mais jamais entre nous,
Dans le fond les idées n’ont pas besoin de nous.
 
S’ils devaient me trahir, alors je me les coupe,
Et Dieu sait si j’y tiens, c’est ma foi d’ici bas.
Déçu si je devais sans eux finir ma route,
Même amis infidèles, je ne les blâmerais pas,
Et qu’Eros leur pardonne si j’endure le castrat,
Et qu’Eros leur pardonne si j’endure le castrat.
 

Quand un fait divers fait « débat », il devient « collant » .

                                                                  Robert Grange

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